Cancer du testicule

Le cancer du testicule nécessite une prise en charge multidisciplinaire en collaboration avec l'équipe d'oncologie médicale du Centre Paul Papin. Ce cancer a un pronostic excellent qui a été transformé grâce aux progrès de la chimiothérapie. Le taux de guérison est d’environ 96% des cas tous stades confondus. Cette tumeur touche les hommes de tout âge mais préférentiellement les hommes jeunes de 20 à 35 ans.

DIAGNOSTIC

Le diagnostic est clinique par autopalpation d’un testicule dure et indolore. Une échographie est souvent réalisée surtout dans certains cas atypiques et un dosage des marqueurs sanguins (alpha-foetoprotéine, hormone chorionique gonadotrophique, lactate-déshydrogénase) confirme parfois le diagnostic. Nénamoins, les marqueurs sont parfois normaux dans certains cas.

TRAITEMENT DU CANCER DU TESTICULE

L’orchidectomie par voie inguinale (ablation du testicule), constitue la première étape de la prise en charge. Cette chirurgie va permettre un diagnostique histologique précis pour caractériser le type de tumeur pouvant être séminomateuse ou non séminomateuse.

Une prothèse testiculaire en silicone est souvent mise en place pour des raisons esthétiques si le patient le souhaite. Une conservation de sperme est conseillée en raison des risques ultérieurs d’abaissement de la fertilité.

TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES APRES CHIRURGIE

Un scanner thoraco-abdomino-pelvien permettra de diagnostiquer l’évolution de la maladie à distance du testicule. En effet les métastases ganglionnaires ou pulmonaires sont fréquentes et nécessiteront un traitement complémentaire par chimiothérapie ou radiothérapie.

Dans les cas où la tumeur est purement localisée au testicule sans métastase à distance, certains facteurs pronostic histologiques peuvent inciter à proposer une chimiothérapie pour limiter le risque d’apparition ultérieure de métastase. Dans d’autres cas une simple surveillance sera proposée sans traitement complémentaire.

A l’issue de ces traitements, la quasi totalité des patients seront guéris mais une surveillance des marqueurs tumoraux et la réalisation de scanners thoraco-abdomino-pelviens de contrôle restent indispensable.